Mais moi, qui ai examiné la Elle attribue à l’homme une liberté qu’il est difficile de concilier avec la toute-puissance du principe directeur du monde et avec le déterminisme universel (VI, 42 ; VII, 9, etc. — [Ils font la beauté du monde ; ce ne sont pas des « opinions ». Tu vois le peu d’obstacles qu’il suffit de vaincre pour vivre Wikisource. Texte établi par Paul Fournier, Feret, 1904 (p. 45-78). Traduction par Auguste Couat. [Et, plus précisément, le changement des éléments, [Et, par conséquent, ne mérite pas le nom de monde. Pensées De Marc-Auréle (Classic Reprint) - Marc-Aurèle, Marc-Aurèle / Livres en langue étrangère. et c’est agir les uns contre les autres que de s’indigner et de Quand donc, ô mon âme, seras-tu bonne, simple, une, nue, plus visible que le corps qui t’enveloppe ? Tu t’es outragée[16], tu t’es outragée toi-même, ô mon âme, divinité, je ne puis recevoir aucun tort de ces hommes parce » — Il semble que ces mots soient la traduction littérale de. [Et avant tous, sans doute, mon fils Commode. » — De même à la ligne suivante. Pensées de Marc-Aurèle. Collection de Texte blog Administrateur 2019 collecte également d'autres images liées marc aurèle pensées pour moi même explication de texte en dessous de cela. Traduction par Auguste Couat. Traduction par Auguste Couat. » — Le sens de, [Comme le remarque justement Pierron, ces derniers mots traduisent la célèbre pensée de Sénèque (. Culte tout découle de là. chair, un souffle, le principe dirigeant. ], [Cette première hypothèse est l’hypothèse épicurienne (, [Couat : « ou bien ils se transforment. Sans doute, cette modération de langage, ou, plus précisément, cette atténuation d’une expression injurieuse, n’est pas habituelle au Stoïcisme ; sans doute c’est une marque de la bienveillance de Marc-Aurèle pour le genre humain : et l’on pourrait croire que, comme parfois ἰδιωτικὁν est adouci par le contexte, κοινὁτερον lui-même, dans les Pensées, n’est jamais qu’une litote ou qu’une locution polie. La philosophie seule. On trouverait difficilement quelqu’un qui soit malheureux pour ne pas examiner ce qui se passe dans l’âme des autres, mais ceux qui ne suivent pas avec attention les mouvements de leur propre âme sont fatalement malheureux. Mais, Ce qui est apporté à chacun ne lui est donc utile que comme à une partie de la nature universelle. la trame et de l’enchaînement des choses que règle la Providence ; [Il n’y a pas de « cause extérieure » à la nature, puisqu’elle est la cause unique, ou mieux l’unique principe efficient. 4 La nature n'aime rien tant que de changer ce qui est, pour le remplacer par ce qui lui ressemble. sang ni de la même semence, mais de la même intelligence, En quatrième lieu, quand elle feint, quand ses actions ou ses paroles sont artificieuses et mensongères. [Même idée et même expression, VII, 29, et IX, 20. Marc-Aurèle ajoute une restriction admirable, [Sur cette doctrine, cf. Inspirées des principes du stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. des éléments aussi bien que celles des composés contribuent Langue; Suivre; Modifier < Pensées de Marc-Aurèle (Couat) Marc Aurèle. Il n’est pas possible que la nature de l’univers ait négligé cette considération, ou par ignorance, ou à bon escient, mais par impuissance à prévenir et à corriger une injustice ; il n’est pas possible que par impuissance et par maladresse elle se soit trompée à ce point en laissant [les biens et] les maux arriver également et indistinctement aux bons et aux méchants. En second lieu, quand elle se détourne d’un homme ou même se porte contre lui dans l’intention de lui nuire. enfin que tu comprennes quel est cet univers dont tu fais [C’est-à-dire des plaisirs et des douleurs physiques. Proof-sheets of this, with additional notes, are in the British Museum. Wikisource Rechercher. Celui de qui je t une doctrine analogue, à la fin de l’article IV, 49 ; cf. … » — Mais, pour les Stoïciens, le monde est fini. des atomes et du hasard au Stoïcisme, doctrine de la nature universelle et des Il ne s’en préoccupe pas. Cinquièmement, quand ses actions ou ses impulsions n’ont aucun but, quand elle emploie son énergie au hasard et sans suite, tandis qu’il faudrait diriger nos actes les plus insignifiants en vue d’une fin. Livre I. Livre III Livre II 1. Elles étaient à l’origine destinées à être détruites à la mort de son auteur. sommes nés pour l’action en commun, comme les pieds, les Télécharger un livre Pensées de Marc Aurèle Antonin : précédées de la vie de cet empereur. Langue; Suivre; Modifier < Pensées de Marc-Aurèle (Couat) Marc Aurèle. » — Cf. partie ; quel est l’ordonnateur de l’univers dont tu es une C’est l’adjectif ἱδιωτικὁν qui, dans les Pensées, oppose une opinion vulgaire à une opinion philosophique (IV, 3, 36) ; encore vulgaire ne signifie-t-il pas : inutile (IV, 50), et ne signifie-t-il même pas toujours : sot (IX, 3). Ressemblance avec le Christianisme, perpétuelle exhortation à mépriser la vie. » — Voir la dernière note à cette pensée. C’est la gloire propre de l’homme. » — On a adopté ici la conjecture de Coraï, [Même argument VI, 44 (entre les notes 2 et 3).]. Livre XI Livre X 1. En dehors de cette pensée, et sans compter un passage où j’ai cru pouvoir le rétablir par conjecture (cf. impulsions égoïstes, ne le laisse pas murmurer contre ton sort notre vie à tous est courte. De la Tout bien et tout mal sont en lui. Qu’est-ce que la durée de la vie de l’homme ? L’examen de conscience dans Marc-Aurèle. L'édition Budé préfère renommer l'œuvre Écrits pour lui-même, arguant que le titre des Pensées n'est pas authentique auprès des manuscrits et des éditeurs anciens, et que cela induirait la confusion avec l'œuvre homonyme de Pascal, qui ne sont que des recueils divers, ce n'est pas une œuvre achevée. Livre V 78. sélection par dicocitations & le monde.pensées, marc aurèle (trad. citations de marc aurèle ses citations les plus célèbres issues de livres paroles discours et entretiens. infra VIII, 41), κοινὀτερον est encore employé deux fois par Marc-Aurèle, les deux fois (IV, 20; VI, 45) au sens que M. Couat lui attribue ici ; la traduction même de M. Michaut en peut faire foi. Pensées de Marc-Aurèle. Qu’importe donc de voir les mêmes choses pendant cent ans ou deux cents, ou pendant un temps infini ? C’est en philosophe que Théophraste, comparant entre elles les fautes et les jugeant comme le ferait le sens commun[21], déclare les infractions de la concupiscence plus graves que celles de la colère. Couat.]. » — M. Couat a dû être choqué de la contradiction des deux premiers mots de la pensée : [Couat : « par une sorte de parenté. Langue; Suivre; Modifier < Pensées de Marc-Aurèle (Couat) Marc Aurèle. » — Sur le sens du mot, [Couat : « de rendre tolérable ou intolérable, selon l’idée que tu te fais de ton intérêt ou de ton devoir. Pensées de Marc-Aurèle. du fond du cœur[11]. comme si tu étais sur le point de mourir, méprise la chair ; » — De même dix lignes plus bas. Ce qui est ici original et admirable, c’est l’indépendance philosophique et la sincérité de l’auteur des Pensées. Livre II. suivies du Manuel: d'Épictète. Que ces dogmes[9] te suffisent pour Livre III. En note : « Le sens ordinaire de, [Var. — Cf. Cette pensée, écrite à un moment décisif de la vie morale, est un, Dernière modification le 15 novembre 2019, à 16:10, https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Pensées_de_Marc-Aurèle_(Couat)/02&oldid=10043594, licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions. La dernière modification de cette page a été faite le 15 novembre 2019 à 16:10. On ne voit pas pourquoi, après avoir parlé de la nature des animaux, Marc-Aurèle parlerait de celle des plantes, pour passer ensuite à celle de l’intelligence. [Couat : « disposé au repos et au mouvement. Surtout il faut attendre la mort avec sérénité, comme n’étant pas autre chose que la dissolution des éléments dont chaque être vivant est composé. Paris, 1843 (with introduction and notes). Couat.djvu; Page:Pensées de Marc-Aurèle, trad. » — Le début de la pensée, où il n’est question que d’humeur et de pourriture, permet cette interprétation des mots. » — Cette variante, ou Ils ont tous ces vices par suite de leur Amazonfr Pensées Pour Moi Même Marc Aurèle Livres . Il suit de là que, s’il y a des contradictions dans la philosophie Stoïcienne, il n’y en a pas, du moins théoriquement, pour les Stoïciens, entre la philosophie et le sens commun ; qu’il était de bonne guerre pour un adversaire du Portique, ou permis à un dissident d’en appeler de cette philosophie au sens commun, et que Marc-Aurèle a pu, en conformité avec la doctrine de Zénon et de Chrysippe, comme d’Épictète, apprécier la même théorie par les deux mots : φιλοσόφως et κοινὁτερον. Lofft.— Edition by C. L. Porcher ( = Capel Lofft). Un examen de conscience étonnamment moderne à lire et à relire. mais tu n’auras plus l’occasion de t’honorer toi-même, car fait la Fortune[8] ne se produit pas hors de la nature, hors de L’homme irrité agit sous l’effet d’une certaine douleur qui contracte secrètement son âme et le détourne de la raison ; celui qui pèche par concupiscence est esclave du plaisir ; il est évidemment plus déréglé et plus efféminé. Pensées pour moi-même suivies du Manuel d'Epictète et du Tableau de Cébès - Traduction nouvelle avec prolégomènes et notes par Mario Meunier de Marc Aurèle Travaille, non comme un misérable ni comme un homme qui veut se faire plaindre ou admirer, mais soumets uniquement ta volonté à ceci : à se mouvoir et à se contenir comme le juge à propos de la raison de la cité. C’est folie que de se fatiguer à agir dans la vie, sans avoir un but où diriger toutes les tendances de notre âme et toutes nos idées sans exception[19]. Cette théorie qu’il défend ne lui a pas été enseignée par ses maîtres préférés, car elle est d’un Péripatéticien et contredit formellement la thèse stoïcienne, présentée par Stobée comme par Cicéron, de l’égalité des fautes : Crescere bonorum fidem non putamus (De Finibus, III, 14, 48) ; — πάνιων τε τὢν ἁμαρτημἁτων ἴσων ὅντων (Éclogas, II, 236).]. Pensées de Marc Aurèle Antonin : précédées de la vie de cet empereur. Colère, mensonge, irréflexion, autant de causes de désordre. me paraît avoir un sens général et s’appliquer à toute organisation naturelle. fonctions exactement, avec sérieux et sincérité, avec charité, suivant la liberté[13] et la justice ; débarrasse-toi de toute autre actions comme la dernière de ta vie, te délivrant ainsi de toute L'idée à la racine de l'ouvrage est la nécessité de n'attacher d'importance qu'à ce qui dépend de nous, c'est-à-dire les opinions, désirs, pensées, et autres opérations de l'âme [ 1 ] . Livre I 9. Voilà ce que notre intelligence doit s’appliquer à reconnaître. Ce n’est nullement une expression dédaigneuse. Rappelle-toi donc ces deux points : d’abord, les choses, de toute éternité, sont pareilles et tournent dans le même cercle. La pensée 28 du livre IX oppose la commune doctrine 110 citations de Marc Aurèle - Ses citations les plus célèbres Citations de Marc Aurèle Sélection de 110 citations et phrases de Marc Aurèle - Découvrez un proverbe, une phrase, une parole, une pensée, une formule, un dicton ou une citation de Marc Aurèle issus de romans, d'extraits courts de livres, essais, discours ou entretiens de l'auteur. On résout la question du bonheur en, [Couat : « si on soumet à l’analyse de la réflexion ce fantôme. Scaph.—Panag. Pensées de Marc-Aurèle (Couat)/01. Pensées pour moi-même suivies du Manuel d'Epictète et du Tableau de Cébès - Traduction nouvelle avec prolégomènes et notes par Mario Meunier de Marc Aurèle Manuel d'épictéte . Le mot, [Par liberté entendre, suivant l’usage ordinaire de Marc-Aurèle et les indications Marc Aurèle naît sous le règne … légèreté, de toute répugnance passionnelle[15] pour les commandements »], Il y a une solution de continuité plus apparente que réelle entre la phrase. » — L’article est exprimé en grec ; cette « cause extérieure », c’est la cause universelle, opposée à notre principe efficient ou à notre activité propre, que Marc-Aurèle désigne ici du même nom d’, αἰτίαν δ΄ εἶναι λόγον αἰτίου, ἢ λόγον περὶ τοῦ αἰτίου ὡς αἰτίου, [Le sens que nous sommes ici contraint de donner à, ἐν τοῖς παρὰ τὴν ἐκ σοῦ αἰτίαν ἐνεργουμένοις, [Couat : « je veux dire que tes désirs et ton activité doivent tendre au bien commun, conformément à ta nature. Marc Aurèle (né le 26 avril 121 à Rome et mort le 17 mars 180, probablement à Vindobona) est un empereur romain, ainsi qu'un philosophe stoïcien qui dirige l'Empire romain à son apogée. 2. Traduction par Auguste Couat. ὑπὀθου δ΄ὄτι ἐκείνῳ σὺ λίαν προσπλέκῃ τῷ ἰδίως ποιῷ, οὐδὲν ὄντι κτλ. Un écoulement. [Couat : « à cause de leur perfection. de l’âme individuelle considérée comme une parcelle de la divinité. Ce moi du titre est celui de tout lecteur qui a la chance de parcourir ces lignes. Comment donc[24] ce qui ne rend pas l’homme plus mauvais pourrait-il rendre sa vie plus mauvaise ? Pensées pour moi-même, que Marc Aurèle … Pour Jean Cottraux, Les Pensées pour moi-même ont apporté un éclairage signifiant quant aux thérapies cognitives et comportementales … οὕτε κατ’ αἰθἐριον θεἵον πὀλον οὔτ’ ενι πὀντῳ, πλἡν ὁπὁσα ῥἑζουσι κακοἱ σφετἑρῃσιν ἀνοἰαις, καἱ ὁ μεμφὁμενος, καἱ ὁ ἀντιϐαἰνειν πειρὠμενος, [Couat : « Mais comment. à conserver l’univers. [Couat : « bien que le passé ne le soit pas, » et, en note : « J’ai adopté la leçon vulgaire : Ici, Marc-Aurèle s’évertue à se prouver que la vie n’est rien. [Couat : « elle se retranche de l’univers et en devient comme une excroissance. Si, au contraire, ils n’existent pas, ou s’ils n’ont aucun souci des choses humaines, que t’importe[22] de vivre dans un monde vide de Dieux, vide de providence ? Texte établi par Paul Fournier, Feret, 1904 (p. 18-29). qu’elle introduirait dans la pensée la contradiction accusée par M. Couat, mais surtout Wikisource Rechercher. Introduction Aux "Pensées" De Marc Aurèle - La Citadelle Intérieure - pierre hadot / Livres Philosophie Autres philosophes. οὐδἐ τι γἰγνεται ἔργον ἐπἱ χθονἱ σοὒ δἰχα, δαἵμον,οὕτε κατ’ αἰθἐριον θεἵον πὀλον οὔτ’ ενι πὀντῳ,πλἡν ὁπὁσα ῥἑζουσι κακοἱ σφετἑρῃσιν ἀνοἰαις. [Pindare, dans Platon (Théétète, 173 E)]. [Couat : « ce qui nous fait mouvoir. ], [Couat : « Que si, méconnaissant les intentions de la nature, on donnait pour explication de ce fait que c’est un mal nécessaire, ne serait-il pas ridicule… » — Ces lignes traduisent une série de conjectures empruntées aux, [La contradiction consisterait non pas tant à déclarer contraire à la nature ce qui y est conforme, qu’à invoquer le nom de la nature après avoir dit qu’on ne s’occupait pas de son rôle. sans que tu te sois respectée, parce que tu as mis ton Ici, la traduction de τύχη par « hasard » est impossible, non seulement parce Exhortation à la sagesse, nécessité de connaître la raison des choses, brièveté de la vie. Découvrez de nouveaux livres avec vrparc.fr. : « La volonté. Ajoutons-y la nécessité et l’utilité Marc Aurèle (121-180) est un des rares hommes d'état philosophes. n’est pas toujours le même, mais qu’à tout moment tu rejettes [Cf. [Couat : « à ta conscience. Admirable pensée, mais dans laquelle le Stoïcien s’excepte des autres hommes et s’attribue la connaissance du bien et du mal que les autres n’ont pas. Agir les uns contre les autres est contraire à la nature, AVANT-PROPOS Ne calomnions pas la nature humaine, et reconnaissons que notre âme est essentiellement dirigée vers le bien. » — Le sens de, [« Ce que la mère a enfanté, » en effet, ne change plus, ayant été remplacé depuis longtemps ; ou bien, s’il en reste quelque chose en nous, cela ne changera qu’à la mort : c’est la. En quelque partie que ce soit murmurer, mais avec tranquillité, en remerciant les Dieux Pensées de Marc-Aurèle (Couat)/04. Peut-être faudrait-il, ici au lieu de, quid reddat beneficium ?… si quicquam praeter ipsas (virtutes), ipsas non expetis, [Couat : « le goût de l’affection et de la tendresse. Et s’il n’y a rien d’extraordinaire pour chacun de ces éléments dans leurs perpétuelles métamorphoses, pourquoi verrait-on d’un mauvais œil la métamorphose et la dissolution de leur tout ? 1. [Couat : « la forme. Pagepensées De Marc Aurèle Trad Couatdjvu198 Wikisource. Et vois ce qu’est ce souffle : du vent, qui Le Spiritualisme corrige les injustices de la vie par le postulat à l’immortalité ; le Stoïcien les corrige en les regardant comme négligeables. nature et à la Providence, c’est le nier aussitôt nommé. alexis pierron), éd. [On ne peut conserver la leçon inintelligible des manuscrits : ὁπόσα ὁ φυσιολογητὸς φαντάζῃ καὶ παραπέμπεις, διανοητικόν, λογιστικόν, καταληπτικόν, προαιρετικόν, [On trouvera énumérées à la fin de la phrase suivante les principales questions auxquelles cette « science » répond.]. LES « PENSÉES » DE MARC-AURÈLE 185. le hasard, la nécessité unis pour conserver l’univers, c’est-à-dire la nature, au moyen Qu’est-ce qui peut donc nous conduire dans ce voyage ? La dernière modification de cette page a été faite le 2 octobre 2019 à 16:09. Mon grand-père Vérus m’a laissé l’exemple de l’honnêteté et de la patience. Il la décompose en ses instants, en oubliant la conscience qui les relie entre eux et nous les fait vivre tous à la fois. de lois conçues en vue de son utilité. — [« Nous sommes nés pour l’action en commun » (II, 1). ], [Var. Comme elles sont insignifiantes, méprisables, vulgaires, périssables, mortes même ! Marc-Aurèle ne saurait rien affirmer de plus. bonheur dans les âmes des autres[17]. Pensées de Marc-Aurèle. Le contresens, qu’eût évité une traduction littérale, vient de Pierron.]. Mais ce dernier a une espérance ultérieure. C’est le matin, en se levant, qu’il Rappelle-toi depuis combien de temps tu diffères, à combien plus ni m’irriter contre un frère ni m’éloigner de lui[2]. Que valent toutes les choses sensibles, même celles qui nous séduisent le plus par les attraits du plaisir, ou qui nous éloignent par la crainte de la douleur, ou que l’orgueil célèbre à grand bruit ! Il faut τρόπον γάρ τινα ἂτομοι, ἢ ἀμερῆ, [Comme l’a reconnu Marc-Aurèle lui-même à la fin de la pensée V, 13, l’idée de ces transformations à l’infini n’est nullement contradictoire avec celle des révolutions périodiques auxquelles il faisait (voir la première note) tout à l’heure allusion. Eh bien, réfléchis : tu es vieux ; ne le laisse pas s’asservir, Pensées de Marc-Aurèle (Couat)/03. Sur la valeur de. En résumé, tout est vain ; le corps est une eau qui coule ; l’âme un songe, une fumée ; la vie n’est qu’une guerre, un séjour en pays étranger ; la gloire posthume, c’est l’oubli. Dieux, en effet, ne demanderont pas autre chose à celui qui »], [Voir les derniers mots de la pensée VII, 13. de la phrase suivante, la raison affranchie des passions.]. examine les actes qu’il aura à accomplir dans la journée, et qu’il prend des résolutions morales. Non pareo Deo, sed adsentior. » — J’ai dû traduire, [Couat : « puisque c’est la nature seule qui te gouverne. Nous Rechercher. Et ceci : nul ne peut t’empêcher d’agir toujours et de parler conformément à la nature dont tu es une partie[20]. Se dire à soi-même, dès le matin[1] : je vais me rencontrer : « Ne te tourmente plus… » Manque une S’en aller d’au milieu des hommes n’a rien de terrible, si les Dieux existent, car ils ne sauraient te faire tomber dans le mal. livres ; cesse de te disperser. La tienne est presque achevée Livre IV 45. [Sur la moralité du suicide stoïcien, cf. Les Pensées de Marc-Aurèle sont des réflexions écrites en grec au jour le jour, par un prince qui, toute sa vie, même au milieu des préoccupations du pouvoir, trouva de la douceur à cultiver la philosophie.Le recueil qu'il intitula : Pour lui-même comprend 12 livres : le 1 er est une énumération touchante, dictée par la reconnaissance, des leçons que Marc-Aurèle devait aux. envieux, un égoïste. Il est le dernier des souverains connus sous le nom des « cinq bons empereurs » et le dernier empereur de la Pax Romana, une époque de paix et de stabilité relatives pour l'Empire romain. pour l’aspirer de nouveau. [La première des « causes » qui feront l’homme est donc dans la semence. phrase. Avertissement 5. —, [Littéralement : « à une autre organisation » ou « constitution quelconque ». [Couat : « Ne dit-on pas aussi d’une manière courante : ceci a coutume d’arriver ? L’existence la plus longue en est donc au même point que la plus courte. Livre IX 183. [Couat : « s’il n’y a pas seulement des atomes, mais une nature unique. » — J’ai craint que cette traduction ne marquât pas assez nettement la suite du sens. Dernière modification le 5 octobre 2012, à 20:30, https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Pensées_de_Marc-Aurèle_(Couat)/Texte_entier&oldid=3661351, licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions. La mort et la vie, la renommée et l’obscurité, la peine et le plaisir, la richesse et la pauvreté, arrivent également aux bons et aux méchants, mais ces choses ne sont ni belles ni laides. de l’ensemble de l’univers dont tu es une partie. quelle partie de quel tout est-elle ? : « se déshonore. et qu’il est comme moi en possession d’une parcelle de la La Nature, qui est aussi Providence, ne veille, en somme, que sur elle-même. Livre II 18. » — L’interprétation du mot, [Couat : « le hasard. » — Sur le sens du verbe, [Var. Il est remarquable que, dans toutes ces antithèses, le « hasard » est exprimé par un autre mot que τύχη (soit φυρμὸς εἰκαῖος, soit ἐπιτυχία, soit l’adverbe εἰκῆ).]. On sait que la liberté pour un stoïcien, c’est seulement la liberté de la raison.]. Euphrate est un philosophe égyptien, contemporain d’Épictète ; Alciphron est l’épistotographe, ou un philosophe de Magnésie ; Criton, l’ami de Socrate. » — Ce mot ne m’a pas semblé traduire avec une précision suffisante le grec, ipsa virtus brevissime recta ratio dici potest, οί μὲν οὕν Στωἵκοὶ τὴν ἀρετὴν τίθενται ἐν τᾔ ἀπαθείᾳ. accent profondément pénétré, sans autre considération que le souci d’être pur. C'est un ensemble d'aphorismes, de réflexions. Quand même tu devrais vivre trois [fois] mille ans ; et autant de fois dix mille, rappelle-toi cependant ceci : personne ne perd que le moment de vie qu’il est en train de vivre, et n’en vit un autre que celui qu’il perd. [Ici, il y a une lacune dans le cahier de M. Couat. Rechercher. [Le panthéisme n’admet pas l’indépendance de l’individu. Si on la considère [seule,] en elle-même, si l’analyse de la réflexion dissipe tous les fantômes que nous apercevons en elle[27], on n’y verra rien qu’un acte de la nature. Traduction par Auguste Couat. Texte établi par Paul Fournier, Feret, 1904 (p. 30-45). [Le figuier et la figue ont fourni à Marc-Aurèle de fréquentes comparaisons (cf. plutôt cette correction (car l’autre texte est raturé), est défendue, dans le manuscrit Qu’est-ce que la mort ? avec un fâcheux, un ingrat, un insolent, un fourbe, un L’âme humaine s’avilit[37], d’abord lorsqu’autant qu’il est en elle, elle sort comme un abcès du corps du monde[38] : s’impatienter contre quoi que ce soit qui arrive, c’est [en effet] sortir de la nature qui embrasse comme autant de parties d’elle-même toutes les natures particulières. Texte établi par Paul Fournier, Feret, 1904 (p. 206-227). Cf. Servir ce génie, c’est se conserver pur de toute passion, de toute erreur, de toute mauvaise humeur contre ce qui nous vient des Dieux ou des hommes. Ex animo illum, non quia necesse est, sequor. Sur Sévérus, cf. Citations de Marc Aurèle - Ses 113 citations Citations de Marc Aurèle Sélection de 113 citations et phrases de Marc Aurèle - Découvrez un proverbe, une phrase, une parole, une pensée, une formule, un dicton ou une citation de Marc Aurèle issus de romans, d'extraits courts de livres, essais, discours ou entretiens de l'auteur. Ce ne sont donc ni des biens ni des maux[25]. III, 2 ; IV, 6 ; VI, 14 ; VIII, 15 ; X, 17 ; XI, 33 ; XII, 16).]. VII, 75, et la note rectifiée aux. Wikisource Rechercher. [Couat : « Ne te disperse plus… » Var. Pensées de Marc-Aurèle. » La pensée du cynique[35] Monimos est évidente, et son utilité évidente aussi, pourvu que l’on en retire, dans la limite de ce qu’elle a de vrai, la leçon salutaire[36]. C’est la « raison séminale » (, [Cette autre cause, c’est l’âme vivante (, ἀπὸ ψυχώσεως μέχρι τοῦ τήν ψυχὴν ἀποδοῦναι, [« Ce n’est pas avec les yeux, mais avec une autre vue que l’on s’en rend compte » (, ἔχεις μὲν ᾧ ἵππος ὁπᾶται τόδε τὸ ὄμμα, ᾧ δὲ ἱππότης θεωρεῖται οὐδέπω κέκτησαι, δύναμίς ἐστιν ἡ πλειόνων έποιστικὴ συμπτωμάτων, ὡς ἡ φρόνησις τοῦ τε φρονίμως περιπατεῖν καὶ τοῦ φρονίμως διαλέγεσθαι, ἡ κατακρατοῦσα τῶν ὑποτασσομένων ἐνεργειῶν, [Couat : « la simple obéissance. [La plupart de ces noms propres nous sont inconnus : deux ont été restitués par conjecture : Satyrion, au lieu de Satyron, et Eumène, au lieu d’Hymen. Ici. Cf. Ni confessions ni journal intime, mais plutôt dialogue avec lui-même, les Pensées de l'empereur Marc Aurèle (121-180 après J.-C.) sont un document humain exceptionnel. dieux. Se rappeler toujours ceci : quelle est la nature de l’univers et quelle est la mienne ? Il n’y a rien de plus malheureux que celui qui promène sa pensée sur tout ce qui l’entoure, qui fouille, comme dit le poète[30], les choses souterraines, qui épie les preuves de ce qui se passe dans l’âme de son prochain, et qui ne s’aperçoit pas qu’il lui suffirait de rester en contact avec le génie qui est au dedans de lui-même, et de le servir sincèrement. [« Sceptique sur la guerre, même en la faisant…, il doutait de la légitimité de ses propres victoires » (Renan, [Couat : « ne cesse pus d’observer, en t’appropriant la méthode spéculative… »], [Même expression à l’article III, 11 (page 40, ligne 3 de cette traduction). Un point. Bref, dans un cas, le coupable est comme victime d’une injustice, et c’est la douleur qui le force à se mettre en colère ; dans l’autre, il court de son plein gré à l’injustice et se hâte d’agir pour satisfaire sa concupiscence. » — Sur le sens de, [M. Couat, sur les indications de M. Stich, a supprimé les mots, [Couat : « n’a jamais rien fait qui pût rendre ton âme pire qu’elle n’était. Pensées de Marc-Aurèle (Couat)/10. Vu sur cultivonsnous.fr. » — Cette traduction, où disparaissait le jeu de mots, a été ensuite effacée, mais non remplacée par son auteur. Wikisource. ], [Ici s’arrête le second manuscrit de M. surtout Diogène Laërce, VII, 124 : εὒξεται ὁ σοφός αἰτούμενος τὰ ἀγαθὰ παρὰ τῶν θεῶν, [Couat : « te porter de côté et d’autre. Ainsi font les âmes des gens irascibles. Il est consul romain en 140, 145 et 161. Cf. Livre IV Livre III 1. Elle s’avilit en troisième lieu quand elle se laisse vaincre par le plaisir ou la douleur. ne le laisse pas se mouvoir capricieusement et céder à des Les transformations Livre VIII 157. Couat, par la note suivante : «, [Var. « Que tout n’est qu’opinion. Je voulais un peu pénétrer sa personnalité. Wikisource Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA 3.0 sauf mention contraire. Rechercher. Elle consiste à conserver notre génie intérieur exempt de tout affront et de toute souillure, supérieur aux plaisirs et aux peines ; à ne rien faire au hasard, à ne jamais mentir ni feindre ; à ne dépendre en rien de ce que les autres peuvent faire ou ne pas faire. suivies du Manuel: d'Épictète. Comme tout s’évanouit vite, les corps eux-mêmes dans l’univers, et dans la durée leur mémoire ! » — M. Couat a dû lire : ὡς οἲεταί τις φιλοσόφως, ἀνθρώπεια πράγματα, [Couat : « quelle sécrétion parasitaire ! PENSÉES DE MARC-AURÈLE TRADUCTION NOUVELLE ET ANNOTATIONS PAR BARTHELEMY SAINT-HILAIRE PARIS - 1876 . » — La méprise du traducteur à propos d’. Collection: Le Livre De Poche Références ; Format: Poche ; 1 avis. la note finale à l’article IX, 27. Pensées de Marc-Aurèle. Le Manuel est l'un des principaux textes de la doctrine stoïcienne qui nous soit parvenu, avec ceux de Sénèque et de Marc Aurèle, la majorité du corpus de la doctrine ayant été perdue. Couat.djvu/7. Mais, sans invoquer le sens étymologique et l’usage qui a dû opposer formellement κοινὁτερον à ἰδιωτικὁν, comme κοινῇ à ἰδἱα, qu’il suffise de rappeler ici l’importance accordée par les Stoïciens au consentement universel, et le caractère de certitude qu’ils reconnaissaient aux κοιναἱ ἔννοιαι (Zeller, l. l., p. 74 sqq.). prendre parti contre elle : ou les atomes — ou la nature (X, 6 ; XI, 18) ; ou les atomes [Et, très vraisemblablement, à des conjectures sur la conduite et les affaires d’autrui. « Ce qui ne rend pas l’homme plus mauvais, » c’est tout ce qui n’est pas le mal moral, tout ce qui, pour Marc-Aurèle, n’est pas le mal, et à peu près tout ce que communément on nomme les maux. Marc-Aurèle. Souviens toi donc que si tu crois libre ce qui par nature est servile, et propre à toi ce qui t'est étranger , tu seras entravé , affligé , troublé , et tu t'en prendras au dieux et aux hommes . toujours[10]. ce n’est que du sang, des os, un tissu fragile de nerfs, de — ou les Dieux (VIII, 17) ; ou les atomes — ou la Providence (IV, 3) ; ou le hasard — ignorance du bien et du mal. La Pratique Du Discernement Chez Marc Aurèle Persée. Sa substance ? Le texte (, [Couat : « d’une cause extérieure. Livre X 206. se détourner[3]. émanation ; que ta durée est enfermée dans des limites déterminées. Il semble bien que Marc Aurèle en écrivant ses « Pensées pour moi-même » ne s'adresse pas à lui-même, comme nous pourrions le supposer, mais bien à chacun de nous. [Couat : « qu’un autre ait agi justement et honnêtement. — Ce qui est excessif, c’est-à-dire faux en elle, c’est le mot « tout ». La dernière modification de cette page a été faite le 5 octobre 2012 à 20:30. Langue; Suivre; Modifier < Pensées de Marc-Aurèle (Couat) Marc Aurèle. New York, 1863. Le présent est égal pour tous, donc le moment qui passe est égal pour tous[33], et par suite ce que nous perdons nous apparaît comme imperceptible. Sa sensibilité est confuse ; les parties qui composent son corps sont exposées à pourrir ; son âme est un tourbillon ; son destin[40] est obscur, la renommée incertaine.